Voilà quelques
images de notre Cephalotus follicularis (Australie du sud-ouest). Comme
vous pouvez vous en rendre compte, il est tout petit. Nous l'avons acheté
le 24 mars 2002 à J.J. Labat, lors de l'exposition florale au Château
de St Jean de Beau-Regard (91).
Nous l'avons planté
dans un bac style riviera de 35x35x35 cm. Je vous assure que c'est grand
et pourtant nous aurions du prendre encore plus grand, minimum 40x40x40
cm. Le bac est rempli de tourbe seule. D'habitude, il est d'usage d'y rajouter
des matériaux drainants. Certains rajoutent même au substrat
du charbon (trouvé en boutique d'aquariophilie), sous prétexte
que le sol australien subit de fréquent incendies.
Pour l'éclairage,
le bac est situé au niveau d'une baie vitrée pour bénéficier
de la lumière naturelle et plus précisément juste
au niveau d'une barre de séparation de deux vitres. Ce qui permet
d'assurer en même temps de l'ombre à la plante. Le bac arrive
juste au niveau de la vitre et la plante est à environ 25-30cm des
vitres. Nous n'avons pas mis de cloche malgré une culture en appartement
car c'est vrai que le pot est à 40 cm du sol, que la surface d'évaporation
forme un carré de 35 cm d'arête et qu'il est bien arrosé.
Nous l'arrosons avec de l'eau osmosée (achetée chez la jardinerie
locale) ou tout simplement de l'eau de pluie recueillie à la campagne
(selon la météorologie). Je n'hésite pas à
remplir le tube d'arrosage du bac riviera jusqu'en haut, d'ailleurs je
m'arrête souvent lorsque l'eau sourde de la tourbe. La température
est toujours au minimum à 20°C.
Sous ce régime,
le Céphalotus semble se développer correctement puis qu'il
a produit à la fois des feuilles à chlorophylle et des bourses
biens poilues. Certaines ont même atteints une taille correcte, témoin
d'une bonne vitalité. Ce qui m'embête le plus c'est pour l'hiver
car le cephalotus a besoin d'une température fraîche, et nos
20°C c'est trop mais ca c'est une autre histoire.
Notre Darlingtonia californica (californie) a elle été, elle aussi, acheté en mars 2002 à J.J. Labat, lors de l'exposition florale du Château de St Jean de Beau-Regard (91). L'autre nom de cette plante est "plante cobra". Personnellement, je trouve le terme Darlingtonia, beaucoup plus poétique. Nous la cultivons dans les mêmes conditions que notre Cephalotus (Cf plus haut). Bon, pas grand chose à dire, si ce n'est que nos conditions sont loin d'être idéales. Néanmoins, la résistance des plantes me surprendra toujours et quand je vois les petites pousses se développer je suis toujours émerveillé. Sur les deux dernières photos, on devine l'ouverture de la Darlingtonia. Je n'ai pas réussi à faire mieux avec ma webcam, peut-être que l'accès sera plus facile lorsque les plantes seront plus grandes. Théoriquement, les insectes atterrissent sur les moustaches (sortes de pistes d'atterrissage) et rentrent dans la plante par l'ouverture, pour tomber d'épuisement après avoir chercher en vain la sortie. Cet hiver, nous aurons le même problème de température que pour le Cephalotus. Cela risque même d'être pire, sachant que cette plante résiste à la neige.
Voici un joli Heliamphora, qui n'a malheureusement pas survécu à la sécheresse hivernale, durant un déplacement.